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Le Traitement antiandrogène adjuvant combiné à la radiothérapie à haute dose améliore la survie globale

Majorque – mechentel news – La durée optimum d’un traitement antiandrogène combinée avec de la radiothérapie à dose élevée reste indéfinie. Zapatero Almudena et son équipe ont déterminé dans leur ètude parue dans le numero de mars du journal scientifique Lancet Oncology,si un traitement antiandrogène à long terme était supérieur à un traitement à court terme lorsqu’il était combiné à de la radiothérapie à dose élevée. Dans cette étude ouverte, multicentrique, essai de phase 3 randomisé, contrôlé, les auteurs ont sélectionné des patients dans 10 hôpitaux universitaires à travers l’Espagne. Les patients éligibles présentaient un adénocarcinome de la prostate de stade clinique T1c–T3b N0M0 avec des facteurs de risque intermédiaires et élevés, en relation avec les critères du National Comprehensive Cancer Network.Les patients ont été répartis de manière aléatoire (1:1) à l’aide d’un module de randomisation généré informatiquement pour recevoir soit 4 mois de traitement antiandrogène combiné à une radiothérapie conforme à tri-dimensionnelle à la dose minimum de 76 Gy (classe 76–82 Gy, groupe traitement antiandrogène à court terme), soit le même traitement suivi pendant 24 mois avec traitement antiandrogène néoadjuvant (groupe antiandrogène à long terme), stratifié par groupe de risque de cancer de la prostate (risque intermédiaire vs risque élevé) et le centre participant. Les patients du groupe traitement antiandrogène à court terme ont reçu 4 mois de traitement d’un néoadjuvant et concomitant d’androgène avec du gosereline subcutané (2 mois avant et 2 mois combiné avec de la radiothérapie à dose élevée). La thérapie antiandrogène (750 mg de flutamide par jour ou 50 mg de bicalutamide 50 mg par jour) a été ajoutée durant les deux premiers mois du traitement. Les patients assignés au groupe traitement antiandrogène à long terme ont continué avec un antagoniste du facteur de libération de l’hormone lutéinisant analogue tous les 3 mois pour 24 autres mois. Le principal critère d’évaluation était la survie sans maladie. L’analyse a été faite par intention de traiter. Cette étude a été enregistrée auprès de ClinicalTrials.gov, numér0 NCT02175212.Entre le 7 novembre 2005 et le 20 décembre 2010, 180 patients ont été répartis aléatoirement et reçu un traitement antiandrogène à court terme et 177 un traitement antiandrogène à long terme. Après un suivi médian de 63 mois (IQR 50–82), la survie 5 ans sans maladie biochimique a été significativement meilleure dans le groupe de traitement antiandrogène à long terme que dans celui recevant le traitement à court terme (90% [95% CI 87–92] vs 81% [78–85]; taux de risque ratio [HR] 1.88 [95% CI 1.12–3.15]; p=0•01). La survie globale 5 ans (95% [95% CI 93–97] vs 86% [83–89]; HR 2.48 [95% CI 1.31–4.68]; p=0•009) et la survie sans métastases 5 ans (94% [95% CI 92–96] vs 83% [80–86]; HR 2.31 [95% CI 1.23–3•85]; p=0.01) ont été aussi significativement meilleurs dans le groupe de traitement antiandrogène à long terme dans celui de traitement antiandrogène à court terme. L’effet du traitement antiandrogène à long terme sur la survie sans maladie biochimique, sur la survie sans métastases et sur la survie globale est plus évident chez les patients avec un risque élevé de maladie que chez ceux avec un risque faible. La toxicité rectale avancée de grade 3 a été notée chez 3 (2%) patients sur 177 dans le groupe de traitement antiandrogène à long terme ; La toxicité urinaire avancée de grade 3-4 a été notée chez 5 (3%) patients de chacun des groupes. Aucun décès en relation avec le traitement n’a été enregistré. Comparé au traitement antiandrogène à court terme, 2 années de traitement antiandrogène adjuvant combiné à de la radiothérapie à haute dose a amélioré le contrôle biochimique et la survie globale de patients atteints d’un cancer de la prostate, particulièrement ceux à haut risque de maladie, sans augmentation de toxicité de radiation avancée. Un suivi plus long est nécessaire pour déterminer si des hommes à risque intermédiaire de maladie bénéficient de plus de 4 mois de traitement antiandrogène.

Auteurs: Dr Almudena Zapatero, PhDcorrespondenceemail, Araceli Guerrero, MD, Xavier Maldonado, MD, Ana Alvarez, MD, Carmen Gonzalez San Segundo, PhD, Maria Angeles Cabeza Rodríguez, MD, Victor Macias, PhD, Agustí Pedro Olive, MD, Francesc Casas, PhD, Ana Boladeras, MD, Carmen Martín de Vidales, PhD, Maria Luisa Vazquez de la Torre, MD, Salvador Villà, PhD, Aitor Perez de la Haza, MSc, Prof Felipe A Calvo, PhD, Correspondance: 1Hospital Universitario de la Princesa, Madrid, Spain. Electronic address: almudena.zapatero@salud.madrid.org., 2Hospital Son Espases, Palma de Mallorca, Spain., 3Hospital Universitari Vall d’Hebron, Barcelona, Spain., 4Hospital General Universitario Gregorio Marañón, Madrid, Spain.
5Hospital Universitario 12 de Octubre, Madrid, Spain., 6Hospital General de Catalunya, Sant Cugat del Vallès and Hospital Universitario de Salamanca, Salamanca, Spain., 7Hospital Plató, Barcelona, Spain., 8Hospital Clinic, Barcelona, Spain., 9Institut Català d’Oncologia, Barcelona, Spain., 10Hospital Universitario de la Princesa, Madrid, Spain., 11Hospital Do Meixoeiro, Vigo, Spain., 12Apices Data Management and Biostatistics Centre, Madrid, Spain., Etude: High-dose radiotherapy with short-term or long-term androgen deprivation in localised prostate cancer (DART01/05 GICOR): a randomised, controlled, phase 3 trial., Source: Lancet Oncol. 2015 Mar;16(3):320-7. doi: 10.1016/S1470-2045(15)70045-8. Epub 2015 Feb 19., Web: http://www.thelancet.com/journals/lanonc/article/PIIS1470-2045(15)70045-8/abstract

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