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Épaisseur choroïdienne : meilleure évaluation par (SD-OCT)

Une nouvelle méthode d’acquisition en Spectral Domain OCT permet une meilleure évaluation de l’épaisseur choroïdienne. « Nous rapportons les résultats d’une étude préliminaire de la mesure de l’épaisseur choroïdienne au sein d’une population de sujets sains et de patients glaucomateux », déclarent J.-R. Fénolland et al. dans le numéro de Mai du Journal Français d’Ophthalmologie. Les scientifiques ont évalué dans cette étude préliminaire la technique d’acquisition et de mesure de l’épaisseur choroïdienne en Spectral Domain OCT (Enhanced Depth Imaging SD-OCT). La comparaison de l’épaisseur choroïdienne subfovéolaire faisait également l’objet de cette étude. Fénolland et son équipe ont réalisé leurs observations en comparant un groupe de 17 yeux de 9 sujets normaux, avec un groupe de 23 yeux de 14 patients glaucomateux. La mesure de l’épaisseur choroïdienne subfovéolaire a été réalisée avec un OCT Spectralis™. Chaque acquisition résulte de la moyenne de 100 scans linéaires centrés sur la région fovéolaire avec une haute reproductibilité. Deux procédures ont été réalisées, par la même personne, pour chaque oeil afin d’obtenir une mesure moyenne de l’épaisseur choroïdienne subfovéolaire. Les résultats ont été analysés et comparés avec les données de l’examen clinique (réfraction, atrophie péripapillaire [APP], âge, sexe…). Les auteurs ont trouvé une très bonne corrélation entre les mesures des deux acquisitions : r = 0,99 (p < 0,001). Pour le groupe de sujets normaux, âge moyen (72,76 ± 7,71 ans), la réfraction était de 0,71 ± 0,74 D et l’APP pour 29 % des yeux, a présenté une épaisseur choroïdienne subfovéolaire moyenne de 224,38 μm. Le groupe des sujets glaucomateux, âge moyen (71,39 ± 11,37 ans), la réfraction était de −1,37 ± 2,74 D et l’APP pour 70 % des yeux a présenté une épaisseur choroïdienne subfovéolaire moyenne de 219,98 μm. Concernant les valeurs moyennes d’épaisseur choroïdienne ou la réfraction, aucune différence statistiquement significative entre les deux groupes étudiés n’a été observée. Dans les deux groupes, l’atrophie péripapillaire est toujours corrélée négativement avec l’épaisseur choroïdienne. Si l’atrophie péripapillaire est retrouvée corrélée avec l’âge chez les sujets sains (p < 0,001), ce n’est pas le cas chez les patients glaucomateux (p = 0,795). « Il s’agit, à notre connaissance, de la première étude de mesure d’épaisseur de la choroïde chez les patients glaucomateux » expliquent les savants du service d’ophtalmologie de l’hôpital d’instruction des armées du Val-de-Grâce à Paris (France). La reproductibilité de la mesure est très bonne. Dans tous les cas, il existe une corrélation négative entre atrophie péripapillaire et épaisseur choroïdienne. Les résultats ne retrouvent pas de différence entre les sujets normaux et les sujets glaucomateux au sein de la population étudiée mais l’effectif reste limité. Les auteurs résument : « Des études complémentaires sont nécessaires pour mieux préciser la relation entre l’épaisseur choroïdienne et l’étendue de l’APP, les deux étant corrélées, d’une part, ainsi qu’un éventuel lien en fonction du stade évolutif de la neuropathie glaucomateuse, d’autre part. »

Auteurs: J.-R. Fénolland, J.-M. Giraud, F. Maÿ, A. Mouinga, S. Seck, J.-P. Renard.
Correspondance: Service d’ophtalmologie, hôpital d’instruction des armées du Val-de-Grâce, 74, boulevard de Port-Royal, 7005 Paris, France.
Etude: Évaluation de l’épaisseur choroïdienne par tomographie en cohérence optique (SD-OCT). Étude préliminaire dans le glaucome à angle ouvert.
Source: Journal Français d‘Ophtalmologie Volume 34, Issue 5, May 2011, Pages 313-317.
Web: http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0181551211001124

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