Fachverlag und Nachrichtenagentur

Suivi de la maladie de STARGARDT avec microperimetrie et OCT

MEDICAL RETINA Naples – mechentel news – Dans une étude parue dans le journal scientifique Ophthalmology en août 2014, l’équipe italienne menée par F Testa a souligné l’importance de la micropérimétrie et de la tomographie en cohérence optique pour le suivi des patients atteints de la maladie de Stargardt. Ils ont évalué la progression de la maladie dans une cohorte de patients diagnostiqués cliniquement et génétiquement avec la maladie de Stargardt. L’étude de cohorte longitudinale portait sur un total de 56 patients diagnostiqués avec la maladie de Stargardt avec une apparition jeune, le suivi moyen a duré 2 ans. Les patients ont subi un examen de routine, comprenant une électrorétinographie par stimulation de plein champ, une micropérimétrie et une tomographie en cohérence optique. Les critères étudiés étaient la meilleure acuité visuelle corrigée (MAVC), la sensibilité moyenne de la rétine, la stabilité de fixation, le locus rétinien préféré, la perte de jonction entre les segments interne et externe ainsi que la zone de lésion atrophique. Un total de 56 patients, dont l’âge moyen d’apparition de la maladie était de 15,3 ans (extrêmes : 3-28 ans), dont la durée moyenne de la maladie était de 12,1 ans et dont la moyenne d’âge à l’inclusion était de 27,4 ans a été analysé. La MAVC moyenne était de 20/200 dans les deux yeux. Les paramètres de l’OCT (altération segments interne et externe (IS/OS) et zone de lésion de l’épithélium pigmentaire maculaire) ont été obtenus pour 49 patients seulement à cause d’un signal faible pour les 7 patients restants. L’OCT a révélé une moyenne de lésion de l’aire de l’épithélium pigmentaire maculaire de 2,6mm2, une fovéa préservée chez 4,1% des patients, une perte fovéale IS/OS chez 59,2% des patients et une perte maculaire IS/OS importante pour 36,7% des patients. Les résultats micropérimétriques ont montré une sensibilité maculaire réduite (moyenne, 10 décibels [dB]) et une fixation instable pour la moitié des patients de la cohorte. L’analyse longitudinale a montré une réduction progressive significative de la MAVC et de la sensibilité maculaire (à un taux estimé de 0,04 décimales et 1,19dB/an, respectivement) associée à un élargissement significatif de la zone de lésion de l’épithélium pigmentaire maculaire (0,282 mm2/an). Il n’y avait pas de changements significatifs dans les résultats ophtalmologiques et les réponses électrorétinographiques. Les auteurs italiens ont souligné l’importance de la micropérimétrie et de l’OCT pour le suivi des patients atteints de la maladie de Stargardt. Ils précisent que quantifier la baisse de la fonction visuelle et détecter les changements maculaires morphologiques peut se révéler utile pour évaluer la progression de la maladie sur une courte durée de suivi. Ils estiment qu’il faut prendre en compte ces paramètres pour la conception de futurs essais cliniques de thérapie génique afin de traiter la dystrophie rétinienne. (sk)
 

Auteurs : Testa F1, Melillo P1, Di Iorio V1, Orrico A1, Attanasio M1, Rossi S1, Simonelli F2
Correspondance : 1 Multidisciplinary Department of Medical, Surgical, and Dental Sciences, Eye Clinic, Second University of Naples, Naples, Italy. 2 Multidisciplinary Department of Medical, Surgical, and Dental Sciences, Eye Clinic, Second University of Naples, Naples, Italy. Electronic address: francesca.simonelli@unina2.it., Etude : Macular Function and Morphologic Features in Juvenile Stargardt Disease: Longitudinal Study, Source : Ophthalmology. 2014 Aug 2. pii: S0161-6420(14)00566-1. doi: 10.1016/j.ophtha.2014.06.032. [Epub ahead of print]
Web : http://www.aaojournal.org/article/S0161-6420(14)00566-1/abstract

© 2022  mechentel medizin
Fachverlag und Nachrichtenagentur