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Facteurs déterminants des kératoconjonctivites par adénovirus

 

CORNEA Seattle – mechentel news – Cecilia S. Lee et al ont conclu, dans une étude parue sur le site internet du magazine scientifique Ophthalmology en mars 2018, qu’une proportion importante de kératoconjonctivite n’était pas associée à un adénovirus détectable. Ils ont voulu déterminer les facteurs hôtes et pathogènes dans une large cohorte avec kératoconjonctivite. Ils ont mené des analyses rétrospectives de données cliniques et moléculaires d’un essai randomisé, contrôlé et masqué sur l’aurisclosène dans la kératoconjonctivite (NVC-422 phase IIB, NovaBay, identifiant cliniquetrials.gov, NCT01877694). 500 participants issus des Etats-Unis, d’Inde, du Brésil et du Sri Lanka diagnostiqués pour une kératoconjonctivite et testés positivement à l’adénovirus ont été inclus. Les signes cliniques et symptômes, ainsi que les écouvillons conjonctivaux bilatéraux ont été récoltés aux jours 1, 3, 6, 11 et 18. L’analyse de la réaction en chaîne par polymérase (PCR) a été réalisée pour détecter et quantifier l’adénovirus dans les échantillons. Des modèles de régressions ont été utilisés pour évaluer l’association des différentes variables avec les résultats des kératoconjonctivites. Le temps de résolution de chaque symptôme a été évalué avec une régression de Cox pour chaque type d’adénovirus. Parmi les 500 participants, 390 (78%) ont montré des signes d’adénovirus par PCR. L’espèce d’adénovirus D était la plus fréquente (63% du nombre total de cas) mais 4 espèces et 21 types différents d’adénovirus ont été retrouvés. L’adénovirus D était associé à des symptômes plus graves et à un taux plus élevé de développement d’infiltrats sous-épithéliaux et à une baisse plus lente de la charge virale en comparaison à toutes les autres espèces d’adénovirus. L’évolution clinique de tous les patients avec une infection par adénovirus non-D ou à une kératoconjonctivite sans adénovirus étaient similaires. Le gain moyen d’acuité visuelle entre le 1er et le 18ème jour était de 1,9 lettres. Le résultat visuel le moins bon était associé à un âge plus élevé. L’équipe américaine a conclu qu’une proportion importante de kératoconjonctivite n’était pas associée à un adénovirus détectable. L’évolution clinique des kératoconjonctivite avec adénovirus D était plus sévère que les espèces non-D ou les kératoconjonctivites sans adénovirus. Ils précisent qu’une haute charge virale au départ et chez les participants d’origine non-américaine était associée à des résultats cliniques plus mauvais. (sk)

Auteurs : Cecilia S. Lee, MD, MS, Aaron Y. Lee, MD, MSCI, Lakshmi Akileswaran, PhD, David Stroman, PhD, Kathryn Najafi-Tagol, MD, Steve Kleiboeker, PhD, James Chodosh, MD, MPH, Amalia Magaret, PhD, Anna Wald, MD, MPH, Russell N. Van Gelder, MD, PhD on behalf of the show BAYnovation Study Group, Correspondance : Department of Ophthalmology, University of Washington, Seattle, Washington. Electronic address: leecs2@uw.edu, Etude : Determinants of Outcomes of Adenoviral Keratoconjunctivitis, Source : Ophthalmology. 2018 Mar 27. pii: S0161-6420(17)32895-6. doi: 10.1016/j.ophtha.2018.02.016. [Epub ahead of print], Web : https://www.aaojournal.org/article/S0161-6420(17)32895-6/abstract

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